Voyage à MadagascarVilles & ÎlesTuléar

Visiter Tuléar / Toliara à Madagascar

Un voyage de presque 1000 km par la route vous mènera de Tananarive au Canal de Mozambique, juste sous le Tropique du Capricorne.

Après avoir traversé toute une gamme de paysages, notamment la steppe qui marque le bout des Hauts Plateaux sur l'Horombe aux allures de Far West avec ses immenses troupeaux de bovidés, le grès sculpté par l'érosion dans le spectaculaire massif de l'Isalo, la forêt sèche de baobabs et d'épineux, apparaît soudain la ville blanche, très étendue, de Tuléar qui ne présente presque aucune dénivellation, et où la chaleur n'est pas atténuée par l'altitude, bien que les nuits puissent être très fraîches. La destination Tuléar est très prisée, en effet, la pluie y est rare et le soleil quasi permanent. La ville elle-même est animée par les pêcheurs, les artisans, des vendeurs de tout et de rien, des piétons de toute race car ici vivent les ethnies Vezo, Mahafaly, Antandroy, Antaisaka, ville cosmopolite, on y rencontre aussi chinois, indiens, comoriens, français...

A la découverte de Tuléar

Evangélisée par les luthériens américains et norvégiens, la ville dégage une atmosphère presque puritaine aggravée par la prépondérance des mouvements charismatiques et fondamentalistes dont les adeptes tiennent ici le haut du pavé. De ce fait, les bars et boîtes de nuit y sont plutôt rares sauf dans le quartier de « Sans Fil », et seuls les fréquentent les étrangers de passage ou les malgaches du centre de l'île. La principale distraction des habitants semble être d'aller à la plage, surtout celle d'Ifaty, située à une vingtaine de kilomètres de distance ; celle de la ville même, large de plusieurs centaines de mètres, n'est en effet pas propice à la baignade mais à la promenade et au ramassage à marée basse de très beaux coquillages qui seront ensuite vendus aux touristes sur une grande avenue de la ville.

La vie intellectuelle se concentre autour de l'université de Tuléar, spécialisée dans la recherche biologique et l'océanographie ; comme elle est la seule de Madagascar à offrir cette dernière discipline, elle attire de nombreux étudiants de toute l'Ile voire même de l'étranger. Cette université peut s'enorgueillir de ses travaux sur les vertus de l'algue spiruline utilisée et cultivée depuis peu comme complément nutritionnel protéinique. Tuléar se transforme en centre économique d'envergure depuis la découverte dans les environs (Ilakaka) de carrières de pierres précieuses (saphir et autres), ce qui a provoqué l'apparition d'une ville champignon présentant toutes les caractéristiques débridées des villes de la ruée américaine vers l'or en 1849, avec enrichissements subites, crimes en tous genres et actes de brigandage.

Plongée sous marine et pêche aux gros

La région de Tuléar est surtout connue pour ses récifs coralliens riches, la pêche sportive au-delà de la barrière corallienne et la plongée sous marine. On y trouve plusieurs sites de rêves où vous pouvez apprécier « farniente » aux découvertes des richesses sous marines.

Une végétation de steppe

Le Sud est presque désertique mais la végétation est la plus originale de l' île. De sa brousse abondent les aloès et figuiers de barbarie, les tamariniers et plusieurs espèces de baobab, pachypodium, nepenthès…On y rencontre souvent des troupeaux de zébu, de chèvres et de moutons... Les zébus sont signe de richesse, on aperçoit surtout leur corne sur les tombeaux Mahafaly dont l'architecture est spectaculaire de par sa décoration de stèles et ses couleurs.

Les excursions dans Tuléar

Le banian de Miary : un village royal de l' ethnie Masikoro. Miary est à 8 kilomètres de Tuléar. A l'intérieur de l'enclos sacré, on y trouve un imposant arbre tentaculaire : le banian. Les croyants y déposent des offrandes pour les ancêtres royaux.

L'arboretum d' Antsokay : où près de mille plantes endémiques ont été rassemblées pour faire de ce lieu, un endroit apprécié par les spécialistes de la flore et pharmacopée.

Sarodrano : la grotte sacrée abrite un bassin d'eau douce où des poissons de rivière ont trouvé refuge. Lieu de douce fraîcheur et de silence, la baignade y est quand même interdite.

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