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Visiter Morondava à Madagascar

Morondava est la capitale d'une des plus grandes communautés ethniques de Madagascar : les Sakalava de Menabe.

A 700 km de Tananarive, en quittant la RN7 à Antsirabe, sur la côte Sud Ouest, on arrive au bord du Canal de Mozambique dans un gros village de pêcheurs, promu au rang de ville portuaire. Pourtant, à Morondava, la mer ne cesse de grignoter les côtes qui a fini par concéder presque deux km de côte et de plaine fertile en un siècle et demi. Malgré les dégâts qu'il a causé, le Canal de Mozambique demeure la principale voie permettant au Sakalava de Menabe de sortir de leur tanière avec leurs voiles, boutres ou goélettes.

A la découverte de Morondava

La vie à Morondava est rythmée par la pêche (poisson, concombre de mer,...) , la culture et la cueillette de produits sauvages destinés à la vente tels que le raphia, les bois, le miel sauvage, les plaques de cire d'abeille appelé localement "lasira". Ces produits servent encore de monnaie d'échange pour les produits de première nécessité dans les "Dokany" ou magasin indopakistanais. Ces derniers, comme dans toute la partie occidentale de la Grande île, dominent le commerce à Morondava.

Le culte des ancêtres solidement ancré à Morondava

Morondava abrite un peuple aux us et coutumes très particulières qui lui sont propres. Ce qui fait de cette région si spéciale et unique en son genre. De nombreux tombeaux sont autan d'objets de curiosité de milliers de touristes, c'est l'art funéraire sakalava qui rend ces tombeaux fascinants. Dans la société sakalava, les morts, surtout "Andriana" ou rois, sont étroitement liés aux vivants car les premiers constituent l'intermédiaire entre la vie terrestre et la vie de l'au-delà. C'est pour cette raison que le culte de "tromba" ou culte de possession est très vénéré dans cette région.

Ces tombeaux sont principalement construits en bois. Ils comportent rarement de pierre tombale. Les tombeaux royaux comportent toujours des reliques sacrées. La particularité de ces tombeaux est qu'ils sont décorés de fresques et de sculptures funéraires racontant la vie des défunts, assez naïves mais souvent empreintes d'un érotisme cru, de statues érotiques qui signifient beaucoup pour les sakalava car ils symbolisent la procréation et la vie.

La célèbre "allée des baobabs" de Morondava

L'attrait de Morondava réside au plan touristique dans son cadre insolite de côtes usées par l'érosion marine et la végétation exceptionnelle de baobabs, symbolisée par « l'allée de baobabs » célébrée par des peintures, des cartes postales, des timbres et des billets de banque. Située à une vingtaine de kilomètre sur la piste de Belo sur Tsirihibina ou la route nationale 35, l'allée est constituée d'une succession de grands baobabs centenaires rangés de chaque. Ils sont composés en grande partie de Baobab de Grandidier ou Adansonia grandidieri. En période de floraison, ces arbres géants donnent un paysage époustouflant jauni de fleurs.

La forêt de Kirindy

La forêt de Kirindy renferme de nombreuses espèces végétales dominées par les grands baobabs. Les espèces de baobab de taille moins importante se mélangent avec des euphorbiacées et des didiéracées qui constituent de lieu de prédilection de millier de lémuriens, surtout les lémurs catta ou maki.

L'avenir économique de Morondava tourné vers le pétrole et le charbon

Sur le plan économique, Morondava semble se diriger vers un avenir prospère si on considère les recherches pétrolières effectuées dans les environs, aussi bien in shore qu'off-shore, des recherches qui, jusqu'à présent, avaient été prématurément abandonnées à cause du coût de l'extraction ; elles ont été reprises, avec la montée en flèche du prix du baril brut et la découverte de nouvelles technologies promettant une plus grande rentabilité. Les sociétés américaines des années passées ont été rejointes par des compagnies venant de pays avides de ressources pétrolières : Royaume Uni, Japon, Chine.

D'autres réserves de ressources fossiles, négligées par manque d'infrastructures routières viennent d'être remises en exploitation pour combler le déficit énergétique du pays et enrayer la déforestation causée par la coupe de bois de chauffage et la fabrication de charbon de bois à usage domestique. Des essences considérées par d'autres comme matériau de menuiserie fine sont souvent utilisées dans bon nombre de cuisines pour faire bouillir la marmite. Les énormes gisements de charbon de la Sakoa seront donc remis en valeur et pourront même fournir du combustible domestique après traitement pour en faire des briquettes.

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