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Visiter la ville Fianarantsoa sur les terres Betsileo

Bâtie en 1830 à 400 km de la capitale, Fianarantsoa, avec ses collines et son petit lac, semble être une réplique de Tananarive. Le nom de la ville signifie, la « ville où l'on enseigne le bien », ce qui serait la mission civilisatrice du peuple betsileo.

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point », tel pourrait être la devise de Fianarantsoa tant ses habitants, en majorité des Betsileo, paysans des environs, semblent prendre nonchalants et prolixes. Ce qui ne les empêchent pas de faire le dur travail des champs avec courage, comme le prouvent les magnifiques rizières en terrasses des alentours.

A la découverte de Fianarantsoa

La nonchalance des habitants de Fianarantsoa se retrouve dans leur manière de s'exprimer, on a parfois l'impression qu'ils emploient une cinquantaine de mots, là où le malgache officiel ou celui de Tana en utilise vingt. Cela n'a rien d'étonnant, car un de leurs grands rois de la fin du XVIIème siècle, Andriamanalina, reste un modèle de l'art oratoire malgache. C'est pourtant la ville d'Ambositra, située une centaine de kilomètres plus au nord, qui a la réputation d'être un pays de bavards.

Fianarantsoa la catholique

De religion nettement plus catholique que la presbytérienne Antananarivo aux quatre-vingts paroisses protestantes, la ville est dominée par une statue de la Vierge Marie, moins imposante que le célèbre Christ du Corcovado de Rio de Janeiro, mais juchée à flanc de falaise, on l'aperçoit de tous les quartiers. Ce qui n'a rien d'étonnant, compte tenu des efforts immenses déployés par les prêtres français venus évangéliser toute la région.

Cependant, c'est toute la palette du christianisme qui s'y est développée, la ville ne compte pas moins d'une cinquantaine de bâtiments culturels, sans oublier une faculté de théologie luthérienne, un séminaire catholique et un autre presbytérien. Il est significatif que les principaux édifices religieux occupent les plus hauts sommets. Fianarantsoa est ainsi une ville pieuse, à cette liste s'ajoute le village de « Soatanana », un village crée dans les XIXème siècle par un missionnaire qui a apporté la religion apostolique.

Fianarantsoa la studieuse

La ville basse, elle, est une zone commerciale parsemée d'établissements éducatifs et de librairies.
En effet, étant le débouché d'une voie ferrée aboutissant à la côte Est et drainant une riche zone agricole, la ville est encore peu industrialisée, bien qu'elle ait été longtemps renommée pour son artisanat de la vannerie et des rabanes. Par contre, ses habitants semblent très attirés par le secteur des services, à l'instar des autres Betsileo qui semblent de moins en moins intéressés par la fonction publique et la dentisterie qui avaient leur faveur dans le passé. Fianarantsoa vient d'ajouter une autre corde à son arc : la conservation de la nature, par le biais d'un important parc national soutenu par une grande université américaine, qui a presque supplanté les activités balnéaires et thermales du village de Ranomafana.

Fianarantsoa la gastronome

D'ici, le touriste peut aussi rayonner vers les vignobles d'Isandra et de Famoriana ou encore les plantations de thé de Sahambavy, l' unique et vaste endroit où l' on cultive le thé à Madagascar. Les amateurs gastronomes vantent aussi les fromages d'Ivoamba qui, à leurs dires, se rapprochent des meilleurs Brie français et les valent. Les sportifs apprécieront quant à eux l'important stade de la ville basse, bien que les disciplines qui y sont pratiquées soient encore peu variées. Sinon, on pourra toujours pratiquer la marche pour visiter en particulier la Ville Haute et jouir, ici aussi, d'un panorama exceptionnel. Le trajet par les escaliers et les petites ruelles sera moins ardu que dans la capitale, la pollution sera presque nulle et la fraîcheur permanente du climat rend la promenade bien moins fatigante.

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