Voyage à MadagascarPréparerL'Histoire

L’Histoire de Madagascar

Les documents dont nous disposons sont les écrits des anciens navigateurs arabes qui commerçaient sur les côtes de l'Afrique orientale dès le VIIIème siècle de notre ère. Ils concordent généralement avec des découvertes archéologiques qui montrent que des voyageurs indonésiens fréquentaient ou habitaient Madagascar dès le sixième siècle de notre ère.

La linguistique appuie cette thèse en relevant les similitudes entre de nombreux éléments lexicaux et grammaticaux malgaches et ceux des langues de Sumatra et de Bornéo. Par ailleurs, des bantous d'Afrique orientale ont essaimé aussi bien aux Comores qu'à Madagascar et la rencontre de ces deux courants a créé une population où, par osmose et métissage, des faits bantous ont pu recevoir une désignation austronésienne et vice versa.

L'histoire de Madagascar

De ces origines assez obscures de notre préhistoire, on arrive au XVème siècle où les premiers royaumes se constituent dans divers villages de l'Imerina et du Sakalava.

Dominance des rois de l'Imerina

Ils se consolident peu à peu et à la fin du XVIIème siècle, nous en arrivons au grand roi Andrianampoinimerina qui unifie sous son autorité la majorité de l'Imerina. Son fils Radama étendra le royaume jusqu'à la mer et unifiera la plus grande partie de l'Ile. Il sera alors salué par divers pays occidentaux comme « roi de Madagascar ».

Le souverain qui lui succède sera son épouse qui monte sur le trône sous le nom de Ranavalona. Il en résulte une période de xénophobie intense et d'intolérance religieuse. Radama II, fils de Radama I succède à sa mère en 1862, mais sa politique de trop grande ouverture à l'étranger lui vaut d'être assassiné moins d'un an plus tard. Après lui viendront trois reines successives : Rasoherina, sa veuve, Ranavalona II et Ranavalona III, toutes trois épousées par le Premier Ministre roturier Rainilaiarivony qui se montre intransigeant en matière de politique étrangère.

Madagascar et la période coloniale française

La France qui s'est fait attribuer Madagascar au Congrès de Berlin, exerce une très forte pression sur la dernière reine, et finit par la destituer et par intégrer le pays à l'Empire colonial français en 1896. Les soixante-quatre ans de colonisation qui suivent voient diverses tentatives pour recouvrer l'indépendance.
La plus sanglante, celle de 1947, se solde par près de 80.000 morts, presque tous malgaches. En 1960, lasse de la guerre d'Indochine, la France du Général de Gaulle finit par accorder cette indépendance tant désirée par la population.

L'indépendance de Madagascar

La première République, jugée par tous comme une période de néocolonialisme, ne dure que jusqu'en 1972. Vient alors une transition de trois ans au cours de laquelle la population confie les rênes du pouvoir au Conseil suprême de la révolution (CSR) chapeauté par l'armée.

16 ans de régime communiste

En 1975, le Président du CSR Didier Ratsiraka se fait élire Président de la République sur un programme socialiste baptisé « Livre rouge » qui prend presque valeur de Constitution de l'Etat. Fortement inspiré des principes nord coréens du Djoutché, ce programme autorise un gouvernement despotique et ne réussit pas à redresser l'économie du pays ; en 1991, après une série de grèves générales et de manifestations massives dans les rues de la capitale — violemment réprimées par les forces de l'ordre —, le président malgache amorce une démocratisation du régime, avec la mise en place d'un gouvernement de transition.

La période Zafy

Un référendum, tenu en 1992, établit une nouvelle Constitution si bien que l'élection présidentielle de 1993 voit l'arrivée au pouvoir du professeur en médecine Albert Zafy, choisi pour son intégrité, mais incapable de maîtriser la corruption, ce qui causera sa destitution. Cela permet à l'amiral président de revenir au pouvoir en 1996 et de promouvoir une « république humaniste et écologiste ».

Ravalomanana au pouvoir

L'élection présidentielle de 2001 oppose l'amiral Dider Ratsiraka à Marc Ravalomanana, industriel milliardaire et ancien maire de la capitale ; les résultats sont contestés par Ratsiraka soutenu par la France et l'Organisation de l'union africaine mais un nouveau décompte des voix confirme que Ravalomanana a bel et bien été élu au premier tour. Reconnu par les États-Unis puis par la France et l'ensemble de la communauté internationale, il fait mener une enquête sur les crimes commis sous son prédécesseur qui a choisi de s'exiler en France. Une fois son pouvoir bien assis, il promulgue un « Madagascar Action Plan » axé sur le capitalisme libéral et entreprend de restaurer l'économie du pays. Cette œuvre de longue haleine est devenue possible grâce à l'annulation des dettes bilatérales et multilatérales accumulées depuis plus de 40 ans. Membre fondateur de l'organisation de l'Unité africaine, le pays avait, dès 1985, adhéré au marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), et en 2005, il a été admis au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), ce qui lui donne une bonne gloire.

Poser une question

Qui êtes-vous ?
Se connecter