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Voyage à Madagascar

Du fait de son isolement insulaire et de sa situation géographique, Madagascar se trouve en dehors des circuits touristiques traditionnels offerts par les voyagistes des pays développés, si bien qu'elle n’est pas assez connu ni assez fréquenté, et la gamme de son offre pourtant exceptionnelle reste souvent une affaire d’initiés qui se gardent bien de la révéler à tout un chacun.

Commençons par les produits habituels : sable, soleil, surf, communs à presque toutes les destinations tropicales du monde : on en trouve à foison sur les côtes malgaches, et n'oublions pas d'y joindre cette denrée devenue rare : la solitude de ses milliers de kilomètres de côtes restées à l'abri des hordes de vacanciers.

Un cinquième S, le safari photo est encore peu pratiqué car la faune malgache est plutôt confidentielle et non un objet galvaudé de consommation de masse comme les grands fauves d'Afrique, même si l'artisanat local s'est mis à fabriquer des bibelots en raphia à l'image des girafes et des éléphants, d'ailleurs inconnus dans l'île.

Madagascar est particulièrement sévère au sujet du sixième S, le sexe, si courant dans d'autres contrées. De ce fait, les activités de ce secteur ne sont absolument pas un atout à mettre en vitrine ; il est bien entendu impossible de prohiber les éventuels coups de foudre sincères susceptibles de se produire entre visiteurs et autochtones, mais c'est là une toute autre histoire que nous nous garderons d'évoquer.

Après les amours, parlons des délices offerts par Madagascar : ils sont d'une nature bien différente, - sportifs, gastronomiques ou intellectuels, et font le bonheur des touristes en tous genres et de tous bords. Depuis les escalades de l'Isalo jusqu'aux plongées de Nosy Be, depuis le surf de Mahambo jusqu'aux links d'Ambohidratrimo, le touriste a l'embarras du choix.

Et nous n'avons pas encore parlé des grandes randonnées pédestres dans la forêt primaire de l'Est, ni des descentes en pirogue de fleuves majestueux. Il devrait être possible de faire du rafting en torrent sur les eaux blanches de la côte orientale, mais rares sont encore ceux qui s'y sont risqués.

La gastronomie de Madagascar

Mais seriez-vous plus casanier et amateur de bonne chère ? Qu'à cela ne tienne ! Nous avons à votre disposition des tables classiques de cuisine européenne mais aussi des fleurons de l'art culinaire de toute l'Asie.

Sans parler de la cuisine traditionnelle autochtone subtilement raffinée par de grands chefs de classe internationale. Et ils ne vous joueront pas de méchants tours en vous servant des yeux de mouton ou des chenilles grillées. Non, rien que du sain et de l'authentique – depuis le pavé de zébu au poivre vert jusqu'au bouillon d'herbes vertes aux gambas.

Le tout raisonnablement arrosé de nos crus du Betsileo qui sont prêts à concurrencer les plus fins bourgognes et les bordeaux les plus solides. J'en connais qui font la fine bouche devant les nourritures (trop) terrestres et les caves de l'Isandra et qui recherchent surtout la culture ; à défaut du banquet de Platon, Madagascar peut leur faire découvrir des trésors intellectuels encore restés terras incognitas uniquement en raison de sa langue trop minoritaire.

Mais ne craignez rien : d'excellentes traductions en ont été faites, non seulement en français, mais aussi, pour certains auteurs, dans d'autres langues.

Votre voyage à Madagascar

Si on fait les quelque 10.000 km de déplacement, ce n'est certes pas pour satisfaire uniquement sa fringale de rat de bibliothèque, et dans ce domaine, le foisonnement de musiciens et de chanteurs dont le pays est fier peut vous faire entendre un vaste éventail de musique, depuis la musique de chambre de Lulli, jusqu'au rap le plus débridé. Il serait cependant regrettable de ne pas écouter nos artistes de gospel et surtout ceux qui font des interprétations a capella.

Ne croyez pas que la musique malgache traditionnelle soit inexistante. Après des années sous le boisseau, elle est en train de renaître, non seulement dans les manifestations folkloriques des couches populaires, mais aussi dans une forme plus sophistiquée due à la recherche des sources et des instruments Austronésiens effectuée par une jeune musicologue. La jeunesse malgache continue sans aucun doute à se tenir au fait de l'art moderne, comme en témoignent les œuvres picturales actuelles : ainsi, les peintres malgaches qui organisent des expositions périodiques s'orientent-ils non seulement vers le réalisme photographique traditionnel mais aussi vers des recherches sur le cubisme et le pointillisme voire même sur le style de Joan Miró.

Au retour, les valises risquent d'être alourdies par des ouvrages sur les jeux traditionnels de Madagascar, comme le fanorona ou sur son art oratoire raffiné que des maîtres pratiquent et enseignent en l'enrichissant infatigablement dans les grandes occasions de la vie, naissances, circoncisions, mariages, deuils ou retournements des morts.

Au sujet de cette dernière cérémonie inconnue à l'étranger, il convient de regretter que le touriste n'ait pas l'occasion d'y assister sauf sur invitation très exceptionnelle, car il s'agit d'une fête ne mobilisant que la proche famille, les alliés et la collectivité villageoise. Certains guides touristiques en font une mention très rapide à titre de curiosité et avec un regard fortement influencé par la civilisation chrétienne et occidentale. Nous aurons cependant l'occasion de revenir sur divers rites cérémoniels que les brochures touristiques se contentent de mentionner pudiquement sans chercher à en éclaircir les tenants et les aboutissants.

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