Voyage à MadagascarBiodiversitéLe bois de rose de Madagascar

Le bois de rose de Madagascar

A Madagascar, la filière des bois précieux est secouée par un trafic illicite depuis plusieurs années. Déjà perceptible en 1992 et en 2006, ce commerce illégal a atteint des proportions inquiétantes en 2009 notamment avec le bois de rose.

Par la voix de son précédent Country Manager, la banque mondiale a reconnu l'insuffisance des résultats obtenus dans la lutte contre les trafiquants véreux et dénoncer la faible implication des autorités de transition. S.E.M. Hery R. promet d'assainir la filière.

Importance intrinsèque du bois de rose

Les spécialistes ont découvert du géraniol, de l'alpha terpinéol et du linalol dans le bois de rose. Ce mélange d'alcools purs possède des vertus thérapeutiques parfaitement exploitées en médecine traditionnelle chinoise.

Solide, durable et de très belle texture, le bois de rose est surtout prisé en ébénisterie pour la confection de meubles et de divers autres objets (guitares Gibson aux États-Unis entre autres)

Ampleur du trafic

Selon des enquêtes, les autorités de la transition ont dû trouver les moyens de juguler le retrait des bailleurs internationaux en autorisant la vente du bois de rose. Pour l'année 2009, ce commerce juteux a généré un profit de 20,5 millions de dollars à l'État malgache pour un chiffre d'affaires d'environ 220 millions de dollars américains. Au moins 1187 conteneurs ont été mobilisés pour exporter 36 700 tonnes de bois de rose vers la Chine principalement.

Le tollé provoqué par cette affaire a poussé les autorités de la transition à adopter officiellement une politique de lutte contre le trafic de ce bois protégé en raison du risque d'extinction. Mais une chose est de dire et une autre est de faire.

Certes d'importantes saisies ont été faites. Mais les stocks destinés à une vente aux enchères sur le marché international ont mystérieusement disparus. On a même parfois invoqué leur hypothétique destruction par l'effet du temps. Mais une chose est certaine : le bois de rose continue d'être coupé pour satisfaire l'importante demande d'acheteurs chinois.

Des autorités chinoises interpelées sur l'ampleur du phénomène

Profitant de la visite à Madagascar d'une importante délégation gouvernementale chinoise, des responsables de la lutte contre le trafic illicite de bois de rose ont interpelé la Chine sur la nécessité de sa collaboration en vue d'obtenir des résultats probants.

Rappelant que son pays a signé la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), le vice-ministre chinois des affaires étrangères a exhorté ses compatriotes au respect des lois en vigueur à Madagascar.

Il importe de noter que d'autres pays sont également impliqués. Il s'agit entre autres des États-Unis qui comptent un certain nombre de clients à qui les revendeurs chinois n'hésitent pas à montrer des "circuits d'importation sans risque". Il leur est par exemple dit de ne mentionner que la désignation "meubles en bois" en lieu et place de "bois de rose" pour faciliter le transit.

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